il est solitaire
- mel113
- 27 janv.
- 3 min de lecture

Tous les enfants ne se lient pas facilement aux autres. Certains restent à l’écart dans la cour de récréation, peinent à s’intégrer dans un groupe ou n’arrivent pas à maintenir une amitié durable. En tant que parent, voir son enfant seul, parfois rejeté ou simplement « invisible » aux yeux des autres peut être douloureux. Mais faut-il s’inquiéter pour autant ? Et surtout, comment l’aider à créer du lien sans forcer sa nature ? Finalement, on n’est pas obligé d’avoir une grosse quantité d’amis. On le remarque notamment à l’âge adulte, n’est-ce pas ?
Pourquoi mon enfant n’a-t-il pas d’amis ?
Cette difficulté ne vient pas forcément d’un rejet systématique. Durant l’enfance, on est parfois plus réservé et on a besoin de temps pour établir une relation de confiance. Ce trait de caractère peut également perdurer en grandissant. Parfois, les enfants ont aussi du mal avec les habiletés sociales et ils ne savent pas comment entrer dans un groupe ou initier un jeu.
Dans plusieurs cas, les facteurs extérieurs jouent aussi : un déménagement, une arrivée dans une nouvelle école, une différence marquée (langue, comportement, centre d’intérêt) peuvent freiner l’intégration.
Il est également possible qu’il y ait eu une expérience blessante (moqueries, trahison, exclusion) qui a conduit l’enfant à se replier sur lui-même par peur d’être à nouveau rejeté. Car les enfants sont parfois bel et bien cruels entre eux et cela peut en refroidir certains.
Comment repérer que votre enfant en souffre ?
- Il dit souvent qu’il est « tout seul », qu’il n’a pas d’amis.
- Il redoute l’école, les sorties scolaires, les fêtes d’anniversaire.
- Il s’isole dans la cour, joue seul, est rarement invité.
- Il semble triste, en retrait, ou au contraire en colère
et agressif.
- Il a une faible estime de lui-même, se sent « nul », « bizarre ».
S’il exprime une souffrance ou un mal-être lié à cette solitude, il est essentiel de l’accompagner et de voir de quelle manière vous pouvez l’aider. Voici quelques tips pour cela. Ce ne sont que des conseils, en aucun cas des injonctions (on n’est pas de ce genre-là chez QLF).
1. Écouter sans juger
Avant toute chose, accueillez ses émotions avec bienveillance. Ne niez pas sa réalité, du genre : « Mais si, tu as des amis ! » Ne le forcez pas non plus avec des « Tu n’as qu’à aller leur parler ». Vous pouvez lui poser des questions ouvertes et lui demander, par exemple, ce qui le gêne lorsqu’il joue avec d’autres enfants. L’idée, c’est de recueillir son ressenti avant tout et de comprendre quels sont les freins. Plus vous comprendrez ce qui le bloque et plus vous pourrez l’aider !
2. Créer des occasions de lien
Invitez un camarade à la maison, proposez une activité partagée (piscine, sport, atelier…), participez à des événements extrascolaires. Commencer par une relation en tête-à-tête est souvent plus simple que d’entrer dans un groupe déjà formé. Les sports collectifs peuvent être un canal intéressant pour sortir l’enfant de sa solitude. Et puis, le sport, c’est la vie, eh oui !
3. Valoriser ses qualités relationnelles
Même s’il est discret, votre enfant a sûrement de belles qualités : il est loyal, drôle, à l’écoute, créatif, par
exemple ! Rappelez-lui ce qui le rend unique et digne d’amitié. La confiance en soi est un socle essentiel dans les relations. Il est toujours bon de recevoir des compliments lorsqu’on est enfant, cela lui permettra d’avoir une belle image de lui-même.
4. Ne pas forcer l’intégration à tout prix
Parfois, ce sont les groupes qui ne correspondent pas à votre enfant, et non l’inverse. Il est nécessaire de respecter ses affinités, même si parfois elles ne nous plaisent pas forcément (mais ça, c’est un autre sujet). Nous n’avons pas besoin d’être ami avec tout le monde, seules quelques personnes nous suivent dans nos péripéties au cours de notre vie. Alors, lorsqu’on est enfant, cela peut être pareil, il suffit d’un ami sincère plutôt que de toute une troupe d’amis pas toujours bienveillants.
5. Lui montrer l’exemple
Vous pouvez transmettre votre propre expérience à votre enfant en lui rappelant notamment que les difficultés relationnelles qu’il a ou qu’il aura ne le définissent pas. Se faire des amis prend parfois du temps. Il a de la valeur et il doit rester lui-même. Quoi qu’il en soit, vous êtes là pour lui. Cela dit, on est bien d’accord que s’il trouvait un ami pour jouer à cache-cache plutôt que vous, ce serait bien sympa !






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